Ce que la mer m’a appris sur la connexion humaine

Ce matin à la plage, un homme attache une bouée à sa taille et part à la nage, au large, laissant sa femme se prélasser sur le rivage. Après près d’une heure, je le vois enfin revenir et émerger de l’eau, satisfait, paisible et souriant. Je m’avance vers lui pour le féliciter de son exploit, car cela m’impressionne grandement! J’adore nager, mais je suis beaucoup trop craintive pour quitter vers les eaux profondes avec comme seule amie, une bouée. 

C’est à ce moment que nous avons connecté… Nous étions tous deux Canadiens. Originaire de Vancouver, sa femme, lui et un groupe d’amis voyagent d’un pays chaud à l’autre à la recherche de connexion humaine, d’un sentiment d’appartenance à une communauté avec qui discuter sans être jugé. J’ai tout de suite compris ce qu’il voulait dire. 

Tous les matins ici dans mon petit patelin moins touristique, je croise des locaux et tous me saluent! D’abord, les gens sont tout le temps dehors et vivent au rythme de la nature. Ils se lèvent donc avec le soleil et rentrent une fois qu’il est couché. 

À la maison au Québec, surtout en hiver, je croise rarement des gens dehors tôt le matin quand je vais marcher… je me compte chanceuse quand j’en croise, qu’ils me sourient ou me disent bonjour. C’est fou comment un simple sourire peut faire du bien! C’est pourtant si simple. Depuis la pandémie, la froideur et la distance ont pris place dans notre relation à l'autre. L'humain s'est perdu...

Quand j’arrive sur la plage vers 6h30, je suis loin d’être la première. Les gens sont déjà rassemblés pour regarder le soleil se lever, discuter, s’exercer, écrire ou méditer. Une odeur de charbon dans l’air, les petits commerçants commencent à s’installer dans le but de vendre quelques babioles aux quelques touristes présents.

Je me rends dans une petite cabane au toit de feuilles de palmier, entourée d’arbres près de la falaise, face à la mer et c’est là que je commence ma journée. C’est mon moment à moi, sans que personne ne me réclame, sans que j’aie à prendre de décision ou intervenir dans un conflit… 

Je commence d’abord par une méditation et je fais ensuite une petite séance de yoga. C’est là que je puise toute ma force, je délaisse mes inquiétudes et je digère toute l’information des derniers jours.

Et si nous sortions un peu plus de notre tête pour habiter pleinement notre corps? Peut-être laisserions-nous alors les jugements derrière nous, cesserions-nous de nous comparer et ferions-nous doucement reculer nos peurs… 

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